Kyoko Shimada Yamaji & Lavallière

When 22-year-old Louis XIV saw the horse-riding silhouette of Louise de Lavallière for the first time, he found himself caught in his own trap: while she was supposed to be used as a decoy to hide the secret love affair the King had with his brother’s spouse, Louise finally appeared to him, with her blushing cheeks, as a genuine Diana the Huntress. Seduced by this contrast of passion and fragility, the Sun King-to-be immediately made her his mistress and settled her in a hunting lodge. As Kyoko Shimada was searching a name for her equestrian brand released in 2010, Count Reynier Pozzo di Borgo’s idea to name it Lavallière emerged as an obvious choice. “I wanted a name that sounds very French and which refers the Incroyables and Merveilleuses (Incredible and Marvellous).”

This pre-urban movement from the end of the 17th century care freely created extravagant new clothing styles for people to parade in town or go hunting. Kyoko considers them to be the first rebels, the first freaks, the beat generation of their time. “I find in them a hippie yet modern spirit, which is very inspiring”, she explains. Lavallière is thus a hybrid brand, “riding” in-between the two cultures of its founder Kyoko Shimada, born in Paris in 1976 from a Japanese mother (fashion designer Junko Shimada) and a French father (Façade Magazine founder Alain Benoist).

Kyoko Shimada Yamaji

Kyoko Shimada Yamaji

For her, horse-riding is deeply connected to traditions, as elegance needs to become one with performance, and has then to be modern and nomadic. The horsewoman as Lavallière conceives is a world traveler who can cross time zones as easily as hurdles during competitions. Her luggage must consist of light, breathable, resistant, and yet chic and refined clothing. This athlete knows how to comply with her discipline’s constraints, but knows also to keep up with her time. Sharing her life between the stud farm and the city, her playlists features Bach’s cantatas as well as the latest ASAPRocky. “I wanted to cross the barrier that separates the horse riders from the public, and offer a daily equestrian sportswear collection that I like to see as a kind of crossover between Nike and Chanel” she explains.

When she’s creating, Kyoko works passionately with certain patterns, in collaboration with artists such as Nicolas Ouchenir, Henry Thomas or Laurent Fétis. Her creations can be divided in sports and fashion lines that keep responding to each other like the two sides of a medal. After sharpening her skills managing Junk by Shimada for 10 years, she now seeks excellence, trying to raise Lavallière up to the perfect marriage between high technology and craftsmanship. “I’m obsessed with fabric” she says. “I can’t help touching them before doing anything else and I always end up choosing the most expensive one”. Kyoko Shimada dreams of a future where horses will be running again in the streets of Paris, Tokyo or Los Angeles, and, as she is already working on a new collection designed for men, we have no doubt that the modern heirs of Louise de Lavallière, who are as incredible as marvellous as she was, already found their wardrobe.


Lorsque Louis XIV voit pour la première fois à 22 ans Louise de Lavallière monter à cheval, il se laisse prendre à son propre piège : sur sa monture, la frêle et diaphane Louise qui doit lui servir de paravent pour cacher sa relation avec l’épouse de son frère le Duc d’Orléans, se révèle en effet, le rose aux joues, en véritable Diane chasseresse. Subjuguée par cette alliance de fougue et de délicatesse, le futur Roi soleil en fait aussitôt sa favorite et l’installe dans un pavillon de chasse. C’est sur une suggestion du Comte Reynier Pozzo di Borgo, que Kyoko Shimada choisit naturellement le nom de Lavallière lorsqu’elle lance en 2010 sa marque d’équitation : « Je voulais un nom qui sonne très français en m’inspirant également des incroyables et merveilleuses ». 

Cette tribu pré urbaine de la fin du XVIII ème qui inventait en toute insouciance des nouveaux looks extravagants pour parader en ville ou aller à une partie de chasse Kyoko l’envisage « comme les premiers rebelles, les premiers freaks, la beat generation de son époque. Il y a chez eux un esprit à la fois hippie et moderne qui est très inspirant. »

Lavallière sera ainsi une marque hybride, « à cheval » entre les deux cultures de sa fondatrice, Kyoko, né à Paris en 1976 d’une mère japonaise, la créatrice de mode Junko Shimada, et d’un père français, Alain Benoist fondateur de Façade Magazine. Sa vision du monde de l’équitation emprunt de tradition, où l’élégance doit faire corps avec la performance, sera nomade et moderne : la cavalière selon Lavallière est une globe trotteuse qui franchit les fuseaux horaires avec autant de panache que les obstacles en concours. Dans ses bagages, ses vêtements doivent être légers, respirants et résistants tout en restant chics et raffinés. Si cette sportive sait se plier aux exigences de la discipline, c’est aussi une femme qui vit connectée aux rythmes de son époque. Un pied dans un haras, l’autre en ville, vous trouverez dans ses playlists les cantates de Bach comme le dernier Asap Rocky. “j'ai voulu ainsi franchir la barrière qui sépare les cavaliers du public et proposer une ligne de vêtements pour tous les jours” affirme Kyoko. « proposer une ligne de sportswear équestre que j’imagine comme un cross over entre Nike et Chanel » 

En éditions plus qu’en collections, Kyoko travaille avec obsession sur certains motifs, en collaboration avec des artistes comme Nicolas Ouchenir, Henry Thomas ou Laurent Fétis, déclinées en une ligne sport et en une ligne mode qui ne cessent de dialoguer telles deux faces d’une même médaille. Celle qui a fait ses armes en dirigeant durant dix ans Junk by Shimada, cherche ainsi avec Lavallière l’excellence, la combinaison parfaite entre le high tech et l’artisanat, entre la technologie et le savoir faire : « Je suis obsédée par les matières. Je les touche avant de faire quoi que ce soit et je finis toujours par choisir la plus onéreuses. » déclare celle qui rêve de voir Paris, Tokyo ou Los Angeles à nouveau livrés aux chevaux. Alors qu’elle planche déjà sur une ligne destinée aux cavaliers, on sait déjà que les héritières de Louise de Lavallière, aussi incroyables que merveilleuses, ont d’ors et déjà trouvé leur vestiaire.

 

- Clovis Goux